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Des outils basés sur l'ADN pour tracer l'origine de la pêche

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       Des marqueurs génétiques basés sur les  méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une  précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte  contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature  Communications.  La pêche illicite ou non déclarée, qui représente jusqu'à un quart des  prises, joue un rôle important dans la surexploitation des stocks de poissons  mondiaux.  Des certificats de capture précisant l'espèce et la région d'origine sont  désormais exigés pour les poissons et produits dérivés    Des outils basés sur l'ADN pour tracer l'origine de la pêche ommercialisés au sein  de l'UE. Mais il manque encore les moyens de contrôler de façon indépendante  ces certificats.  "Dans certaines circonstances, en particulier pour les poissons transformés  ou cuits, il peut être très difficile d'identifier les espèces, et encore  davantage leur origine", a souligné un des chercheurs, le Pr Gary Carvalho  (Université de Bangor, Royaume-Uni), coordinateur du projet FishPopTrace. L'équipe internationale de scientifiques a développé des outils d'analyse  ADN (SNP ou polymorphisme mononucléotidique), utilisables pour tracer l'origine  u poisson tout au long de son parcours, "du filet de pêche à l'assiette".    Les chercheurs ont montré l'efficacité de leur méthode sur quatre espèces  commerciales européennes, la morue de l'Atltantique, le hareng de l'Atlantique,  la sole commune et le merlu européen, toutes menacées par la surpêche. Ils ont  découvert que l'origine des poissons pouvait être attribuée correctement avec  une fiabilité de 93% à 100%.    Selon les chercheurs, cette méthode peut être développée ultérieurement  pour les autres espèces de poisson.    Récemment, la coalition d'associations Ocean2012 a affirmé que les  professionnels du marché de la pêche n'hésitaient pas à vendre des poissons de  moindre qualité faussement étiquetés, pour faire face à l'épuisement des stocks  du fait de la surpêche.    Selon cette alliance, 28% des poissons vendus en Irlande sous l'appellation  "morue" n'en sont pas. Il s'agit en réalité de lieu jaune, de lieu noir ou de  merlan portant des étiquettes frauduleuses.    En Espagne, un tiers des poissons vendus sous l'étiquette "merlu" sont en  fait une variété de second rang pêchée dans les eaux africaines, selon des  études menées par l'université espagnole d'Oviedo.

 


 Algerie - ennaharonline

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