L'opposition accuse l'armée de détruire le patrimoine architectural d'Alep


       L'opposition syrienne a accusé dimanche  l'armée de bombarder les sièges d'institutions publiques, qui font partie du  patrimoine architectural de la ville septentrionale d'Alep, où de violents  affrontements l'opposent depuis le 20 juillet aux rebelles.    "Après avoir échoué à soumettre (les rebelles) à Alep (...) les gangs du  régime syrien ont commencé à viser les institutions gouvernementales et les  bâtiments, dont certains ont une valeur historique et archéologique", affirme  dans un communiqué le Conseil national syrien (CNS), la plus importante  coalition de l'opposition syrienne.    Le CNS a accusé l'armée d'avoir bombardé l'immeuble de la télévision à  Alep, dont les rebelles ont tenté en vain samedi à l'aube de s'emparer. Ils ont  dû battre en retraite lorsqu'ils ont été bombardés par l'aviation syrienne.    "Le régime criminel n'hésite pas bombarder ces institutions et les rebelles  ont dû se retirer du bâtiment de la télévision pour protéger la patrimoine du  peuple syrien", ajoute le communiqué.    Alep est une des plus anciennes villes du monde et la Vieille ville est  considérée par l'Unesco comme "ayant une valeur universelle inestimable".    Par ailleurs, le CNS a réitéré son appel en faveur des 800 familles qui  sont assiégées par l'armée dans la vieille ville de Homs, au centre du pays,  depuis plus de 60 jours.    "Il y a 800 familles qui sont menacées non seulement par un bombardement  sauvage mais aussi par la faim, la soif et le manque de médicaments", assure le  CNS qui fait également état du siège de Basr al-Harir dans le sud de la Syrie.    Dans son communiqué, le CNS a réitéré son appel à agir face à à ce qu'il  considère comme une menace pour l'existence même de la Syrie.    Il appelle "la communauté internationale et les pays voisins à agir  sérieusement face à la menace posée par le régime à l'existence de la Syrie, à  la paix et à la stabilité internationales".
   
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