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Tunisie: début jeudi du congrès des islamistes d'Ennahda pour se réorganiser

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Le parti islamiste Ennahda, qui domine le  gouvernement tunisien, tiendra à partir de jeudi son premier congrès en Tunisie  depuis plus de vingt ans, pour fixer sa stratégie politique et sociale pour le  pays, a annoncé lundi un responsable du mouvement, Riadh Chaïbi.    Le congrès, qui s'achevera dimanche, doit aboutir a un programme et à une  position concernant "les alliances et le consensus" avec d'autres partis  politiques, a expliqué à la presse M. Chaïbi.    "Nous voulons prouver que par la philosophie de l'alliance nous pouvons  parvenir à une convergence stratégique car la période transitoire peut durer  entre dix et 15 ans, l'objectif étant de de jeter les bases d'une démocratie  stable et irréversible", a-t-il dit.    Actuellement, Ennahda est le premier parti du pays et le principal  partenaire d'une coalition tripartite avec deux mouvements de centre-gauche, le  Congrès pour la république (CPR) et Ettakatol.    Le parti prévoit de faire de ce Congrès, le premier en Tunisie depuis 1988,  un évènement historique, avec entre 25.000 et 30.000 participants à  l'ouverture.     Quelque 200 personnalités sont invitées, dont le Palestinien Khaled  Mechaal, président du bureau exécutif du Hamas, le président du Conseil  national de Transition libyen Moustapha Abdeljalil et un représentant du  mouvement chiite libanais Hezbollah.    Le Congrès vise aussi à couvrir les questions de société, de l'art aux  médias en passant par le sport, un an et demi après la révolution qui renversa  le régime du président Zine El-Abidine Ben Ali.    Les 1103 délégués devront aussi élire le nouveau bureau exécutif d'Ennahda,  qui dit vouloir rajeunir le mouvement, et trouver un compromis, selon des  analystes, entre les courants modérés et plus radicaux.    Sauf surprise, le dirigeant historique du parti, Rached Ghannouchi, devrait  garder son poste. "Il n'y a pas un obstacle juridique qui empêche (sa)  candidature", a noté M. Chaïbi.    M. Ghannouchi, rentré à la suite de la révolution après 20 ans d'exil, n'a  cependant pas fait part de ses intentions.    Le parti islamiste doit aussi, via ce congrès, se positionner dans la  perspective des prochaines élections générales, prévues en mars 2013.
 
 
 
 Algerie - ennaharonline

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