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Essais nucléaires en Algérie : la responsabilité de la France demeure toujours engagée

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La responsabilité de la France "demeure toujours engagée par rapport aux dégâts omniprésents" causés par ses essais nucléaires en Algérie, ont affirmé jeudi à Oran des chercheurs et historiens lors d’une rencontre sous le thème "Reggane, un génocide programmé".

Organisée dans le cadre du Forum mensuel du journal arabophone "El-Djoumhouria", à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance, cette rencontre a vu la participation de Abdelkadhoum El Aboudi, professeur de physique à l’université d’Oran, Ahmed Lagraa, ancien diplomate et écrivain et Rachid Bahri, président du Club Doyen des Médecins d’Oran.

Une assistance nombreuse a pris part aux interventions des trois intervenants qui se sont accordés à souligner la gravité des retombées radioactives induites par les manoeuvres françaises, entamées le 13 février 1960, date du premier essai nucléaire effectué à Reggane sous le nom de code "Gerboise Bleue".

La date du 13 février 1960 restera gravée comme "une journée noire dans l’histoire de l’humanité", a déploré le professeur irakien El Aboudi, en faisant observer que Reggane avait subi ce jour-là une explosion quatre fois plus intense que la bombe atomique d’Hiroshima (Japon, août 1945).

Ce spécialise a dirigé plusieurs travaux de recherche autour des conséquences des irradiations sur les populations et les animaux de cette région saharienne, qui prouvent, selon lui, que "les essais nucléaires français continuent encore aujourd’hui de faire des victimes".

"Parmi les éléments radioactifs utilisés, le plutonium se caractérise à lui seul par sa durée de vie de pas moins de 4,5 milliards d’années", a indiqué Pr. El Aboudi pour expliquer les pathologies cancéreuses et les malformations congénitales, signalées encore de nos jours même dans des périmètres assez éloignés du champ de tir.
 
Même les animaux ne sont pas épargnés, a-t-il ajouté en citant, notamment la contamination des chameaux révélée par des analyses de sang effectuées dans le cadre de ses travaux sur le terrain auprès d’un échantillon de soixante têtes.

Les autres intervenants ont abondé dans le même sens pour mettre l’accent sur la nécessité de multiplier les travaux de recherche scientifique afin de "déterminer avec précision toute l’étendue des dégâts subis aux plans sanitaire, psychologique et environnemental".

Les prises de parole de l’assistance, au cours du débat, ont été accueillies avec beaucoup d’émotion dans la salle, en particulier l’intervention d’un ancien wali d’Adrar, Abdelkebir Matalli, qui a évoqué le cas des personnes, décédées suite à leur contamination par des bijoux à base de produits argentés émanant des câbles d’amorçage de l’explosion.

Ces produits, a-t-il précisé, avaient été prélevés par des personnes qui ignoraient les risques encourus en s’aventurant sur le site contaminé dans l’espoir de revendre des objets abandonnés comme les câbles électriques utilisés pour la fabrication de bijoux.

La nécessité de faire valoir les droits des victimes quant à leur indemnisation a été mise en exergue lors de cette rencontre, les participants fondant, dans ce sens, de grands espoirs à la faveur d’un congrès international prévu avant la fin de l’année en cours en Algérie.
 
 
 
 
 
 
Algerie - ennaharonline
 
 
 
 
 

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