Accueil | Actualité | Nord du Mali: patrouilles et arrestations à Gao, sous contrôle islamiste
:
Poll
Do you like our new Vivvo look & feel?

Nord du Mali: patrouilles et arrestations à Gao, sous contrôle islamiste

image

 Les islamistes qui ont pris mercredi le  contrôle total de la ville de Gao (nord-est du Mali) après de violents combats  avec des rebelles touareg ayant fait au moins 20 morts, ont organisé des  patrouilles dans la nuit et arrêté des civils armés, ont indiqué jeudi des  témoins à l'AFP.    Les islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de  l'Ouest (Mujao) ont patrouillé toute la nuit de mercredi à jeudi dans les rues  de Gao et ont procédé à l'arrestation d'au moins quatre civils en possession  d'armes, selon ces témoins.    La situation était calme dans la ville jeudi, au lendemain des violents  combats entre les combattants du Mujao et les rebelles touareg du Mouvement  national de libération de l'Azawad (MNLA).    Ces derniers ont subi une lourde défaite, perdant leur quartier général  pour tout le nord du Mali, installé dans le palais du gouverneur, ainsi que le  camp militaire qu'ils contrôlaient près de l'aéroport.    Le bilan des combats est lourd: au moins vingt morts et quatorze blessés,  essentiellement des combattants. Jeudi matin, deux corps gisaient encore à  terre à proximité du gouvernorat, selon des témoins.    Le secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Achérif, a été blessé pendant les  combats et hospitalisé mercredi à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. "Il a  notamment reçu des éclats d'obus" mais se portait "mieux" jeudi, selon une  source hospitalière.    Deux anciens colonels de l'armée malienne passés à la rébellion, Bouna Ag  Tahib et un certain "Wari", ont été tués, selon des témoins qui ont affirmé que  "plusieurs blessés" du MNLA ont été transférés jeudi en Algérie pour y être  soignés.    "Au total, 41 personnes blessées par balle ont été prises en charge à  l'hôpital" de Gao "qui est soutenu par le Comité international de la  Croix-Rouge (CICR) depuis le mois d'avril", a affirmé le CICR dans un  communiqué transmis à l'AFP, qui ne mentionne pas de bilan concernant les morts.    Ces blessés ont été recensés sur deux jours, mardi et mercredi. L'un d'eux a été évacué "à Niamey, au Niger voisin, pour une intervention chirurgicale  spécifique", selon l'ONG. Les autres blessés "reçoivent des soins d'urgence à  l'hôpital de Gao. (...) Le personnel médical a pu faire face à cet afflux  soudain de blessés et se tient prêt à toute éventualité", a précisé Susanna  Cristofani, coordonnatrice médicale du CICR pour le Mali et le Niger.    Moussa Salem, un combattant du MNLA a affirmé à l'AFP qu'il était faux de  dire que le camp militaire proche de l'aéroport était entièrement contrôlé par  le Mujao. "Nous avons toujours le contrôle d'une partie du camp", a-t-il dit,  n'excluant pas une contre-offensive du MNLA.    Information démentie par Adnane Abu Wali Sahraoui, un porte-parole du  Mujao. "Nous sommes dans le camp militaire du MNLA, nous contrôlons même  l'aéroport", a-t-il dit à l'AFP, ajoutant: "Tout est sous notre domination".    Selon lui, "le MNLA a complètement quitté Gao" et "nous les poursuivrons  partout jusqu'à la défaite finale de ce mouvement". Le porte-parole a affirmé  que le Mujao détenait "plusieurs prisonniers", sans en préciser le nombre.    Une colonne d'une dizaine de véhicules remplis de membres d'un autre groupe  armé islamiste, Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), a quitté jeudi matin Kidal,  autre grande ville du Nord-Est tenue par les islamistes, pour Gao, a appris  l'AFP de sources concordantes.    Depuis fin mars/début avril, les villes et régions administratives du nord  du Mali --Tombouctou, Kidal et Gao-- sont tombées aux mains du Mujao et d'Ansar  Dine, soutenus par Aqmi, du MNLA et de divers groupes criminels.    Cette chute de plus de la moitié du territoire malien a été précipitée par  un coup d'Etat qui, le 22 mars, a renversé le président Amadou Toumani Touré.    Avant sa défaite à Gao, le MNLA, mouvement laïc qui a déclaré  unilatéralement l'indépendance de l'Azawad (nord du Mali), avait déjà été  marginalisé dans plusieurs localités, en particulier à Tombouctou contrôlée par  Ansar Dine et où ce groupe applique la charia, la loi islamique. Ansar Dine et  le Mujao veulent imposer la charia à tout le pays.
 
Algerie - ennaharonline
 
 

nombre de lectures:205

Ajouter à: Add to your del.icio.us Digg this story Add to Facebook Googlize this post! Post to Myspace technorati Add to Windows Live Add to Yahoo MyWeb Reddit this Post to Myspace Add to Twitter Add to Furl

Commentaires (0 posté):

Postez votre commentaire comment