L'Arabie saoudite prête à fournir davantage aux pays consommateurs

           Le ministre saoudien du Pétrole a assuré  mardi que son pays était prêt à élever sa fourniture aux pays consommateurs en  utilisant ses capacités de production supplémentaires et ses réserves.    "Nous avons une capacité de production inutilisée de 2,5 millions de barils  par jour et des réserves de 80 millions de barils", a expliqué Ali al-Nouaïmi à  des journalistes à Tokyo, ajoutant que le royaume produisait actuellement  quelque 10 millions de baril quotidiennement.    Il a convenu que les prix du pétrole restaient "trop élevés", sur fond de  tensions internationales autour du programme nucléaire de l'Iran, dont les  ventes d'or noir font l'objet de mesures de restrictions de clients importants,  en premier lieu les Etats-Unis, l'Union européenne et le Japon.    Vers 10H20 GMT mardi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en  juin s'échangeait à 112,47 dollars et le baril de "light sweet crude" (WTI)  pour la même échéance abandonnait cotait 96,94 dollars.    "Nous satisfaisons toujours les demandes de nos clients", a ajouté le  ministre, en référence au souhait des pays consommateurs de voir l'Arabie  Saoudite et, plus largement, les pays de l'Organisation des pays exportateurs  de pétrole (Opep), élever leurs livraisons pour apaiser la flambée des prix.    M. al-Nouaïmi s'est toutefois gardé d'anticiper sur la prochaine réunion de  l'Opep en juin, se contentant d'indiquer que ses pays membres evaient  "discuter de cela".    Le ministre, représentant du principal exportateur mondial d'or noir, a  rencontré le ministre japonais de l'Industrie, Yukio Edano, afin de le rassurer  sur l'approvisionnement de l'archipel.    Dénué de ressources naturelles, le Japon est largement dépendant de ses  achats de pétrole du Moyen-Orient. L'Arabie Saoudite lui procure 30% de ses  importations d'or noir et les Emirats arabes unis 20%.    Les autorités nippones assurent avoir réduit d'environ 40% leurs  importations de pétrole d'Iran depuis cinq ans. Le pétrole iranien représentait  toutefois encore 8,8% des achats nippons d'or noir à l'étranger en 2011.    L'archipel cherche à s'assurer de nouveaux approvisionnements non seulement  pour compenser cette réduction mais aussi pour pouvoir doper la production de  ses centrales thermiques, la totalité de ses réacteurs nucléaires étant  stoppés, au moins provisoirement, 14 mois après l'accident de Fukushima.

   Algerie - ennaharonline

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