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Crise de l'euro: Berlin défend face à Monti le pouvoir des Parlements

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L'Allemagne a rappelé lundi la prééminence des Parlements nationaux dans la gestion de la crise en zone euro, après que le chef du gouvernement italien Mario Monti a appelé les gouvernements à ne pas se laisser "brider" par les députés."Les décisions des gouvernements doivent avoir une légitimité démocratique. La chancelière a conscience qu'en Allemagne les textes de loi doivent être soutenus par le Parlement et que celui-ci doit participer à leur élaboration", a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement Georg Streiter, lors d'une conférence de presse régulière.

Il a par ailleurs fait valoir qu'en Allemagne, la Cour constitutionnelle avait eu plutôt tendance ces derniers temps à renforcer les prérogatives déjà importantes du Bundestag."Il serait bon que l'on revienne à un peu de calme dans le débat", a encore dit M. Streiter, précisant par ailleurs que la chancelière Angela Merkel ne partageait pas les inquiétudes de M. Monti concernant la réputation de Berlin en Europe.

Dans un entretien avec le magazine allemand Der Spiegel, publié dimanche, Mario Monti s'était dit "inquiet" concernant le ressentiment éprouvé en Italie à l'égard de l'Allemagne, jugée trop arrogante dans sa gestion de la crise de la dette.Le quotidien italien Il Giornale avait par exemple mis en Une vendredi dernier une photo de Mme Merkel levant la main dans un geste censé rappeler un salut nazi, sous le titre "Le quatrième Reich".

M. Monti avait aussi appelé les autres chefs de gouvernements de la zone euro à conserver une marge de manoeuvre face à leurs députés: "Si les gouvernements devaient se laisser complètement brider par les décisions de leurs Parlements sans préserver leur espace de négociation, l'Europe risque davantage d'éclater que de renforcer son intégration".Plus tôt lundi, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle avait également estimé que la tonalité du débat sur la crise en zone euro était "très dangereuse" pour l'unité européenne.

"Le contrôle parlementaire constitue une condition préalable à toute décision. Nous avons besoin d'un renforcement, et non d'un affaiblissement, de la légitimité démocratique en Europe", avait-il affirmé, cité dans un communiqué.De son côté, le chef de la majorité conservatrice au Bundestag, Volker Kauder, a estimé que "les droits du Parlement ou du parlementarisme ne doivent pas être réduits par le renforcement des institutions exécutives en Europe".

Berlin a par ailleurs botté en touche face aux accusations qui lui sont adressées de bloquer les initiatives de la Banque centrale européenne (BCE) pour intervenir en zone euro."Le gouvernement allemand n'a aucun doute quant au fait que la BCE agira dans le cadre de son mandat", a fait savoir M. Streiter.La BCE s'est dit prête jeudi à se porter au secours de la zone euro, y compris en intervenant sur le marché obligataire, à conditions toutefois que les gouvernements fassent leur devoir.
 
 
 Algerie - ennaharonline

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